02 98 39 62 25
Contact Fax (sur rendez-vous) :
09 50 04 32 70
Siège social : 5 Hent Meneyer, 29 950 Gouesnac'h, France.
Correspondance : 2 impasse de Kervégant, 29 350 Moëlan sur mer, France.

Phares de Bretagne

Les côtes françaises comptent 148 phares, dont environ un tiers sont en Bretagne, ce qui est bien normal en fait, pourrait-on dire, car elle représente aussi un tiers des côtes françaises ! Le seul Finistère en compte 23, ils sont situés sur la côte ou en pleine mer, et on y trouve le plus puissant du monde, le plus haut d’Europe et le plus ancien !

Depuis maintenant quelques années ou décennies, ils n’hébergent plus de gardiens, mais accompagnent toujours les nuits des marins, et sont là, protégeant la navigation de tous navires en mer, sur ces édifices qui jalonnent le littoral français depuis la fin du XVIIIe siècle.



Phares de Bretagne

photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


Ses côtes dangereuses, et aussi ses forts courants, et les marées puissantes font de la Bretagne l'une des régions les plus densément balisées en mer de France, et même au monde. Et si à une époque encore assez récente, c’était des gardiens qui surveillaient le bon fonctionnement des phares, aujourd'hui, l'ensemble des phares de Bretagne sont « télé-contrôlés ».

Qu'ils aient été construits sur des rochers en mer, où bien sur la côte, les phares sont devenus aussi des sortes de personnages familiers de notre région, et pas seulement aux marins du monde, mais aussi aux touristes qui les visitent. Car ils veillent depuis plusieurs siècles à protéger les côtes et assurer la sécurité des marins au large.

Car le phare, même à l’époque de l’électronique embarquée à bord des navires : radiophares, radars, GPS, reste essentiel. Les phares sont les éclaireurs des côtes et le meilleurs recours des marins malgré leurs appareils sophistiqués, et c’est donc encore et toujours un guide précieux. En effet, que serait le marin sans un phare pour le guider ? Assurant la signalisation maritime, le phare est équipé d'un système d'éclairage puissant, pour indiquer la position de la côte, et guider les bateaux le long de celle-ci, et en leur faisant éviter les zones les plus dangereuses. Avec donc ces nouveautés technologiques, la tendance est que les phares se raréfient dans le monde, il ne reste même plus que 1 500 phares encore en service sur la planète, la plupart étant aussi automatisés.


escaliers de Pharephoto de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


Qu’ils se situent donc en bordure de côte, ou bien en pleine mer, ces phares font tous partie du décor breton, et sont la fierté de la Bretagne aussi, et l’occasion de visites pittoresques de ces sentinelles des mers. Voici une sélection, forcément très limitée, de ses « géants debout » des eaux bretonnes, parmi les plus emblématiques :



Le Phare d’Ar-Men.

Le phare d’Ar-Men (Ar-Men signifie « la pierre », peut-être que ce nom provient tout simplement du rocher sur lequel il est construit ?) il se trouve à l’extrémité de « la chaussée de Sein » au large de la Pointe du Raz, et entre la côte et l’île de Sein. Longtemps il fut surnommé « L’enfer des gardiens !», il fut automatisé en 1990.


Le Phare d'Armen

Le Phare d'Ar-Men, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com



Le Phare de l’Ile Vierge.

C’est le plus haut du nord-Finistère, il mesure 82,5 mètres, ce qui en fait même le plus haut phare d’Europe ! Et même le plus haut phare du monde en pierre de taille, avec ses 365 marches ! En conséquence, il protège de tout son feu le nord du Finistère jusqu’à plus de 52 kilomètres à la ronde, il est également habillé de 900 m² d’opaline, pour éviter la condensation, sur les parois de cette tour géante. Abandonné de ses derniers gardiens en 2010, il fut cependant aussi le dernier phare habité de Bretagne.


Le Phare de l'île vierge

Le Phare de L'ïle Vierge, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com



Le Phare de Créac’h.

Il est situé sur l’île d’Ouessant, et c’est « le » ou l’un des phares les plus puissants du monde. Ce qui convient tout à fait à sa mission, protéger le « rail d’Ouessant », une des routes maritimes les plus empruntées du globe, de l’Atlantique nord à l’entrée de la Manche. En effet, en 1857 l’ingénieur Caradec demande sa construction afin que l’on puisse reconnaître et identifier sans la moindre confusion possible les deux points par lesquels on peut doubler l’île d’Ouessant. Ce phare ne se visite pas, mais si vous venez à Ouessant, vous pourrez découvrir à ses pieds, dans son ancienne salle des machines, le célèbre Musée des Phares et Balises de l’île, avec notamment la plus belle collection de lentilles « Fresnel » au monde et de charbons, lampes à arc électrique et d’optiques géantes.



Le Phare de Créac'h

Le Phare de Créac'h, photo de Guillaume Plisson, site web www.plisson.com



Le Phare du Stiff.

Egalement à l’île d’Ouessant, et construit en 1699, le phare du Stiff est le plus ancien des phares de Bretagne, et même de France. Il fut automatisé déjà en 1878 et il n’est plus habité depuis les années 1990. Sa double tour tronconique surveille l’entrée de la manche au nord-ouest d’Ouessant.


Le Phare du Stiff

Le Phare du Stiff, photo de Philippe Salin.


Le Phare d’Eckmühl.

C’est un vrai géant de granit de 60 mètres, de plus de cent ans, avec à ses pieds également le sémaphore de Penmarc’h, à la pointe sud du Finistère. Ce monument est même un des plus visités du département. Il faut dire que la vue au sommet est exceptionnelle, d’où l’on peut contempler un panorama immense de la côte bretonne, comprenant les Glénan au sud, et l’île de Sein au nord. La construction de ce phare fut possible grâce à Adelaïde Louise Davout d’Eckmühl qui a sa mort, en 1892, légua une somme vraiment extraordinaire à l’Etat Français pour la construction d’un grand phare sur les côtes bretonnes, et ainsi lui donna donc son nom.


Le Phare du Cap Fréhel.

Ce phare au bout du cap majestueux de Fréhel, haut de ses 70 mètres, domine la Manche de son faisceau, ceci du haut des falaises du cap. C’est tout simplement un des cinq phares les plus puissants de France ; cette tour carrée a pour mission de sécuriser le passage de la baie de Saint-Brieuc à la rade de Saint-Malo. Elle a servi de poste de garde aux allemands durant la Deuxième Guerre Mondiale, et fut détruite en 1944, puis donc ensuite reconstruite en 1950.


Le Phare de Ploumanac’h.

Ploumanac’h est une commune de la côte de granit rose, dans les côtes d’Armor et son phare s’inscrit parfaitement dans ce décor coloré car il est lui-même bâti en granit rose. Et au coucher du soleil, la lumière renvoyée est très particulière.


Phare de Ploumanac'h

Le Phare de Ploumanac'h, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


Le long des côtes de Bretagne, ils sont nombreux ces imposants bâtiments, sentinelles de la mer, les irremplaçables guides des marins.



La Pointe du Raz

Le Raz de Sein, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


On aurait aussi pu bien sûr en citer beaucoup d’autres, magnifique phares Bretons, tels : le phare des Sept-Îles, sur la commune de Perros-Guirec en Côtes d’Armor (première construction en 1832-1835) avec son aérogénérateur qui assure l'autonomie du feu.

Ou celui de la Jument dans le Finistère, situé à Ouessant, en mer d'Iroise, érigé entre 1904 et 1914.



Le Phare de la Jument

Le Phare de la Jument, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


Mais aussi le phare des Roches-Douvres dans les Côtes d’Armor, au nord / nord-est de l'île de Bréhat, une sorte de tour cylindrique en granit, ainsi que sur Bréhat également : le phare du Paon, au nord de l'île, elle-même située au large de Paimpol. Ce phare a été construit vers 1860, il fut électrifié en 1942 et détruit par les allemands en 1944, et donc il a été reconstruit après, en 1949, en granit rose de la région, il est depuis lui aussi automatisé.

Et en Morbihan, Le phare des Poulains qui fut construit sur la pointe occidentale de Belle-Île, allumé le 15 septembre 1868, c’est ce qu’on appelle une « Maison-Phare », tout comme aussi le phare de Pontusval sur la pointe de Beg Pol à Brignogan dans le Finistère nord.


Maison Phare des Poulains

La Pointe des Poulains, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


Parmi les phares de Bretagne, 7 étaient déjà classés Monument Historiques, et 5 font partie des rares tours à feux encore gardiennés (Sein, Créac’h, Belle-Île-en-Mer et Fréhel). Neuf nouveaux phares bretons viennent d’être aussi classés au titre des Monuments Historiques, ceci le 15 mars 2016. Les nouveaux qui viennent rejoindre les 13 phares étant déjà inscrits sont : les phares de Triagoz, de Roches-Douvres, de l'Île-de-Batz, du Four, de Pierres-Noires, d'Ar-Men, de La Jument, de Nividic et celui de Kéréon avec ses superbes boiseries, il est surnommé le « Palace de la Mer » ! Des œuvres d’art d’un Musée vivant, en plein air breton vivifiant !


Phare de Kéréon


Le Phare de Kéréon, photo de Philip Plisson à retrouver dans nos pages partenaires, site web www.plisson.com


Voilà donc une belle reconnaissance pour ces monuments emblématiques des côtes bretonnes, mais aussi la promesse d'une conservation et d'une préservation ultérieure de ces témoins de notre histoire singulière et de son patrimoine.

Philippe.